Glossaire

 
Anxiété

Les troubles anxieux regroupent divers troubles en lien avec une anxiété excessive et difficile à gérer et qui se manifeste de façon très variable. Il peut s’agir d'anxiété de séparation, de phobie spécifique, d'anxiété sociale, d'anxiété généralisée TAG ou d'attaque de panique aiguë.

Dans la population générale, l’ensemble des troubles anxieux a une prévalence d’environ 15 % sur 12 mois environ (et jusqu’à 20 à 30 % si on prend en compte la vie entière). Ils font partie des troubles mentaux les plus fréquents. En effet, l'anxiété généralisée touche 2 à 6 % des adultes (un peu plus de femmes que d’hommes). Il s’agit d’un trouble de santé mentale qui nécessite une prise en charge médicale et psychologique adéquate.

Le stress est la réaction de l'organisme face à une situation anxiogène pour laquelle l'individu pense ne pas avoir les ressources nécessaires pour y faire face. Il est éprouvé par chacun pour des situations qui varient en fonction des personnes. Les situations qui engendrent du stress peuvent être positives (mariage, naissance, entretien d'embauche ...) ou négatives (annonce de résultats, difficultés au travail ...). L'anxiété, c'est quand ce stress perdure face à une situation qui se maintient. 
 

Comprendre l'anxiété 


La personne anxieuse perd ses moyens, voit ses pensées désorganisées. Elle a des problèmes de concentration, des difficultés d'élocution et des perturbations physiologiques (sueurs froides, mains moites, bouche sèche). 

Soigner l'anxiété

Les TCC apportent une analyse des facteurs qui mettent la personne en situation de stress et permettent d'identifier les ressources disponibles du patient afin de les mobiliser. Un travail de restructuration cognitive lui permettra de prendre du recul sur les situations qu'il a du mal à gérer. 


Dans un second temps, le patient et le thérapeute pourront mettre en place des jeux de rôle pour aider à faire face à une situation anxiogène hors de son contexte, ainsi que des séances et des exercices de relaxation pour apprendre au patient le lâcher-prise.

 
Dépression 

La dépression est une maladie qui se caractérise notamment par une grande tristesse, un sentiment de désespoir, une perte de motivation et de facultés de décision, une diminution du plaisir, des troubles alimentaires et du sommeil, des pensées morbides et l’impression de ne pas avoir de valeur en tant qu’individu.

Dans le milieu médical, le terme dépression majeure est souvent employé pour désigner cette maladie. La dépression survient généralement sous forme de périodes dépressives qui peuvent durer des semaines, des mois voire des années. Selon l’intensité des symptômes, la dépression sera qualifiée de légère, modérée ou majeure (grave). Dans les cas les plus graves, la dépression peut conduire au suicide.

La dépression affecte l'humeur, les pensées et le comportement, mais également le corps. La dépression peut s’exprimer dans le corps par un mal de dos, des maux de ventre ou de tête ; ce qui explique également qu’une personne qui souffre de dépression puisse se révéler plus vulnérable aux rhumes et aux autres infections, son système immunitaire étant affaibli.

 
Etat de stress post-traumatique

L’état de stress post-traumatique est un état se caractérisant par le développement de symptômes spécifiques faisant suite à l'exposition à un événement traumatique dans un contexte de mort, de menaces de mort, de blessures graves ou d’agression sexuelle.

Ce problème peut apparaître à la suite d’événements potentiellement traumatiques tels qu’un vol à main armée, un accident de la route, un désastre naturel, une expérience de combat (militaire) ou des sévices physiques ou sexuels. 

 

L’exposition à l’événement traumatique peut se faire de différentes façons :

  • La personne a vécu personnellement le ou les événements,

  • La personne a été témoin de ce ou de ces événements survenus à d’autres personnes,

  • La personne a appris que ce ou ces événements étaient survenus à un membre de sa famille proche ou à un ami proche,

  • Dans des contextes de décès d’un proche, l’événement doit être violent ou accidentel,

  • La personne a été exposée, de façon répétée ou extrême, à des détails aversifs de l’événement comme un policier exposé à répétition à de la pornographie infantile par exemple. 

L’ESPT peut survenir à tout âge y compris durant l’enfance. Les symptômes apparaissent habituellement dans les trois premiers mois suivant l’événement traumatique ; bien qu’il puisse exister un délai de plusieurs mois ou même de plusieurs années avant que les symptômes n’apparaissent.

Lorsque l’individu vit, est témoin ou est confronté indirectement à un événement particulièrement traumatisant, il peut éprouver une peur intense, un sentiment d’impuissance ou un sentiment  d'horreur. Naîtra par la suite un ensemble de symptômes et de comportements spécifiques :

Des reviviscences :

  • Souvenirs répétitifs et envahissants de l’événement,

  • Cauchemars,

  • Flashbacks,

  • Détresse ou réactivité physiologique lors de l’exposition à des stimuli associés à l’événement traumatique.

De l’évitement :

  • Évitement des souvenirs, pensées et sentiments liés au trauma,

  • Évitement des éléments (personnes, lieux, activités, objets, situations) rappelant le trauma.

 

Des altérations cognitives et émotionnelles :

  • Incapacité à se rappeler un aspect important de l’événement traumatique,

  • Croyances négatives persistantes et exagérées au sujet de soi, des autres ou du monde,

  • Tendance à se blâmer,

  • Émotions négatives persistantes (peur, horreur, colère, culpabilité, honte),

  • Diminution de l’intérêt pour les activités,

  • Sentiment de détachement d’autrui,

  • Restrictions des émotions positives.

L’hyperactivation du système nerveux :

  • Irritabilité ou excès de colère,

  • Comportement imprudent ou autodestructeur,

  • Hypervigilance,

  • Sursauts,

  • Difficultés de concentration,

  • Difficultés de sommeil.

Thérapie de couple
 

Les Thérapies Cognitives et Comportementales permettent d'avancer sur les problèmes de couple en mettant au premier plan la communication et la compréhension de l'autre.
 

Comprendre les problèmes de couple :

Un couple est composé de deux personnes qui peuvent évoluer différemment avec le temps. Ces deux personnes en phase à un moment de leur vie peuvent voir leurs besoins, sentiments ou ambitions diverger au fil des années. On dit alors qu'elles ne sont plus sur la même longueur d'onde. 

Le couple en difficulté :

  • N'arrive plus à avoir une communication efficace,

  • Souffre de la distance qui s'installe et du manque de compréhension, 

  • Voit facilement la rupture comme seule solution au problème. 

Mieux vivre dans son couple :

La prise en charge du couple se fait grâce aux méthodes de communication (savoir écouter et savoir se faire entendre) mises en avant par les TCC, et la présence d'un tiers neutre (le psychothérapeute) qui permet de sortir de la situation constante d'affrontement.

 
Thérapie enfant

La mission du psychologue est d'aider les enfants à surmonter leurs difficultés et à trouver plus d’harmonie dans leur vie et dans leurs relations (familiales et amicales). Pour cela, la démarche est adaptée à l’âge et à la maturité de l’enfant. En effet, la thérapie sera complètement différente auprès d’un enfant de 2 ans qui fait régulièrement des cauchemars ou d’un jeune de 13 ans qui se considère comme nul, ne  pouvant pas avoir de "petite copine". Lors des entretiens avec les parents, le psychologue expliquera la problématique de l'enfant et donnera des informations pratiques.

Une démarche en deux temps

Quel que soit l’âge, la démarche se passe en deux périodes.

1) Un premier temps de rencontre pour faire le point :


Le premier rendez-vous avec l’enfant est très important car, outre la prise de contact, il permet de soulager et de commencer à réfléchir à la problématique. Il permet également de faire une anamnèse complète de l'enfant et de sa famille. L’implication des deux parents est essentielle. En effet, l’enfant est lié à une histoire familiale qui a un impact sur lui. Il arrive que, pour des raisons diverses, les parents ne viennent pas ensemble. Dans ce cas, selon la situation, l’autre parent est contacté également et il peut être envisagé de rencontrer les deux parents séparément. A partir de ce 1er entretien, une orientation vers d’autres spécialistes (orthophoniste, psychomotricien) peut être faite.

2) Un deuxième temps de suivi thérapeutique :


Il dure jusqu’à l’acquisition du mieux-être recherché. Pour l'accompagnement des enfants, le psychologue a recours à diverses approches dont la Thérapie par le Jeu et la Créativité. La psychothérapie auprès des enfants n’est pas facile à comprendre pour les parents car ce qui y est fait ne paraît pas forcément "sérieux", contrairement au motif de consultation. Dans une séance de thérapie d’enfant, on joue, on crée … Pour appréhender le monde qui l’entoure, l’enfant passe d’abord par le jeu, l’expression corporelle et graphique. Il est donc utile de s’appuyer sur ces formes d’expressions pour faciliter l’échange et pour saisir le vécu intérieur de l’enfant. Comme il s’agit d’un mode de communication, la thérapie par le jeu ne se résume pas à un ensemble de techniques : le psychothérapeute doit maîtriser la communication symbolique qui fait appel aux histoires, aux métaphores et aux symboles. Parallèlement, le cadre du cabinet-atelier favorise l’expression ludique spontanée de l’enfant. Le psychothérapeute va ainsi observer ou participer aux jeux, commenter les dessins et les paroles de l’enfant en lui proposant des mots pour nommer ce qu’il  repère. Ce sont ses observations, ses questions et son ressenti qui vont donner du sens, qui vont aider l’enfant à mieux comprendre ce qui lui arrive et à avancer. Le thérapeute pourra aussi proposer d’autres versions de jeu pour le faire évoluer vers une forme de "résolution" en fonction de la problématique de l’enfant. 

 

C’est la relation au thérapeute qui est importante. L’enfant va pouvoir explorer ce qui se joue pour lui, se sentir compris dans sa souffrance et comprendre davantage sa réalité interne et trouver des  solutions à ce qui lui pose problème. De plus, le cabinet-atelier fait office de "terrain neutre" par rapport à la famille. Il est alors plus facile, pour l’enfant, d’exprimer ses difficultés mais aussi d’entendre, de saisir autrement ce qui est dit par le psychothérapeute.

 
Thérapie adolescent 

Le mot adolescent signifie "jeune homme". C’est une période bouleversante de la vie. L’adolescence est un moment où tout se prépare, tout s’organise et où tout peut voler en éclats. L’adolescent vit une période qui sera plus ou moins longue et difficile, et parsemée de bouleversements émotionnels et sociaux considérables (cf. anxiété sociale). 

La période de l’adolescence est une étape particulièrement troublée parce que les corps se sexualisent ... beaucoup de jeunes vivent des difficultés relationnelles, comportementales, scolaires voire existentielles et la thérapie pour les adolescents est une voie privilégiée d’accompagnement lors de cette période agitée.

Quand et pourquoi entreprendre une thérapie pour un adolescent ?

A partir de la puberté, nombreux sont les troubles psychologiques qui passent inaperçus. Ils se cachent derrière trois types de signes d’appel indirects :

  • Les plaintes corporelles (maux de tête, de ventre, insomnies, manque d’appétit, fatigue chronique, prise de poids …),

  • Les troubles du comportement (nervosité, repli sur soi, apathie, isolement, transgressions, provocations, automutilations…),

  • Les problèmes scolaires (baisse des résultats, absentéisme, indiscipline …),

 

Pour tous ces troubles et ces difficultés, la thérapie pour adolescents propose des outils d’accompagnement.

 

Il convient donc d’être vigilant à ces signaux car l’adolescent ne verbalisera pas aisément ses problèmes. L’adolescent ne va pas partager ses turpitudes avec un adulte dont il pense qu’il ne comprendra rien.

Quels outils pour la thérapie des adolescents ?

L’adolescent en thérapie a essentiellement besoin d’une écoute chaleureuse, neutre et sans jugement. Un espace d’accueil et de paroles lui permet de se dire. Ce lieu lui offre une vision différente de sa souffrance et peut le libérer de son enfermement et lui ouvrira des perspectives nouvelles.

En cas d’anorexie, de boulimie, de toxicomanie et de troubles comportementaux, la thérapie familiale s’avèrera très souvent essentielle car ces problématiques touchent tous les membres de la famille souvent démunis alors que très impliqués. Pour les dépressions, les angoisses et les problèmes liés au stress, des outils comme le psychodrame, la relaxation, les constellations familiales, l’hypnose, les thérapies brèves (TCC), la relaxation, la sophrologie … sont autant de techniques qui apportent un réel soulagement.

Comme pour les enfants, la thérapie avec un adolescent ne peut fonctionner que s'il est conscient d’une souffrance et  désireux de se faire aider pour s’en débarrasser. En effet, toute thérapie demande une participation active du patient.